Homélies à Saint Pierre-Saint Paul – Dimanches, solennités et célébrations.
Homélie prononcée par le Père CM. RIGAIL, le dimanche 22 février 2026 en l’église Saint Pierre-Saint Paul lors de la célébration du 1er dimanche de Carême à 11 h 00.
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Chers frères et sœurs, chaque année, à l’ouverture du Carême, l’Église, à travers la liturgie, nous invite à méditer sur ce texte que nous venons d’entendre : les tentations de Jésus au désert. Et à chaque fois qu’on entend ce texte, c’est à dire chaque année, il y a une invitation non pas à vérifier si on se souvient bien du texte, mais à vérifier que ce texte est toujours d’actualité pour nous, et c’est ce que je voudrais que nous regardions ensemble ce matin.
En quoi est ce que ce texte est d’actualité ? Parce que le Carême, ce n’est pas simplement ou ce n’est pas seulement, ce n’est pas d’abord un temps de maîtrise de soi où on se prive, où on fait des efforts, où on teste pour savoir jusqu’où on est capable, même pour correspondre un peu plus à la volonté de Dieu. Le temps du Carême, c’est un temps pour monter avec toute l’Église vers la Pâque, je vous l’évoquais en ouverture, c’est vraiment un temps orienté vers Pâques et c’est à ce titre-là que nous entrons dans le Carême. Ce n’est pas un entraînement, ce n’est pas un exercice pour lui-même, il est vraiment fait pour nous orienter vers quelque chose qui est le centre de la foi chrétienne : le mystère pascal, comme on dit, c’est à dire ce que ça change dans notre vie, que le Christ soit mort et ressuscité pour chacun d’entre nous.
Et alors pour commencer notre cheminement de Carême, l’Église nous propose d’entrer dans un « quelque chose » qui est l’un des plus beaux cadeaux que le monde n’ait jamais reçu, peut être le seul grand, le vrai, qui fait le cœur de notre foi, qui nous distingue peut être aussi de beaucoup d’autres religions. C’est que le Seigneur fait alliance avec nous. Il y a un temps d’alliance et ce temps d’alliance, c’est ce que l’Église nous propose de contempler en écoutant la première lecture. Vous avez entendu ? C’est l’alliance avec l’humanité, la toute, toute toutetoutetoute première alliance qui nous fait ouvrir le livre de la Genèse, c’est à dire le premier livre de la Bible. Et on entend parler de la création de l’homme, et de la femme et de Dieu qui fait alliance avec eux. Vous voyez ? Et donc,l’objectif du Carême, c’est d’approfondir ce que ça signifie que cette alliance. Alors évidemment, ceux qui sont catéchumènes parmi nous, ceux qui se préparent à être baptisés dans même pas 40 jours, enfin dans précisément 40 jours, eh bien, eux, ils vivent quelque chose de très fort sur cette alliance. Ils vont sentir qu’effectivement il y a dans les eaux du baptême, dans le sang du Christ qui va être versé à la passion, eux, ils sont appelés à renaître, ils vont vivre quelque chose qui leur est donné, mais pour nous aussi, pour nous aussi. Ce début du Carême, c’est le moment de se poser la question de notre propre conversion. Et quand je dis conversion, je sais très bien que j’emploie un mot qui n’est pas très populaire, pas forcément très populaire, ou en tout cas assez ambigu. J’emploie le mot conversion dans le sens de la prière d’ouverture, ce que nous avons entendu juste après la prière pénitentielle, lorsqu’on s’est préparé le cœur, le prêtre dit prions. Et là, j’ai dit en chantant, alors en plus, quand on chante, on l’entend encore un peu moins, ou en tout cas on distingue moins. Mais « progresser, nous faisons cela pour progresser dans la connaissance de Jésus Christ et nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle », progresser dans la connaissance de Jésus et nous ouvrir à sa lumière dans une vie de plus en plus fidèle. Fidèle à quoi ? Eh bien, fidèle à cette alliance. Justement, fidèle à cette alliance que le Seigneur a fait avec nous le jour de notre baptême, cette alliance que l’histoire biblique nous évoque tellement souvent. Et que ce soit l’année A, B ou C, de toute façon, il est question d’alliance à la première lecture du premier dimanche de Carême. Je vous dis, c’est toujours les tentations de Jésus, parce qu’on lit les tentations de Jésus à chaque fois dans un évangile différent. Cette année, c’est Matthieu, Mais l’année prochaine, ce sera Marc, l’année suivante, ce sera Luc. C’est toujours les tentations, mais avec un regard différent. Et la première lecture, elle change chaque année, A, B ou C, année 1, 2 ou 3, ça change. Mais cette année, nous avons vu l’alliance avec Adam, la toute première alliance, celle où Dieu le met dans le jardin et fait une alliance avec lui. Et puis l’an dernier, c’était la sortie d’Égypte, avec Dieu qui fait alliance avec son peuple en le faisant traverser le désert, en le faisant quitter l’esclavage dans lequel il était. Puis l’an prochain, ce sera Noé, Noé avec Dieu qui renouvelle l’alliance, qui après le déluge, eh bien, et le signe de l’arc en ciel, remet dans le peuple cette nouvelle alliance, l’arc. L’arc, l’arc en ciel, c’est souvent le signe de cette alliance, c’est souvent le signe symbolique, théologique de ce lien entre le ciel et la terre qui est refait. Et ce n’est pas pour rien que le style roman dont est fait cette église, puisque c’est une église néo-romane, est faite de je ne sais pas, vous pourriez les compter, mais seulement pendant l’homélie…après, il faudra se reconcentrer sur la messe !. Vous pourriez compter combien il y a d’arches. Combien il y a d’arcs en ciel dans cette église ? Il y en a 1 ou 2 sur chaque baie. Chaque confessionnal est fait d’une arche, chaque voûte est faite d’une arche, même l’entrée là-bas, vous avez un énorme arc-en-ciel qui nous rappelle l’alliance entre le ciel et la terre. Et tout ça, eh bien, c’est ce que Jésus vient nous permettre de reprendre en traversant les tentations justement du désert, parce que le Seigneur vient et nous remet devant un élément essentiel, un des grands enjeux de la vie chrétienne, qui est l’unité , l’alliance, c’est faire un. D’ailleurs, on le dit quand on marie des gens, ils se remettent une alliance et on dit désormais, vous ne ferez plus qu’un. Et c’est cette unité là que l’on veut retrouver en commençant le Carême. C’est pour ça qu’on fait des efforts, c’est pour ça qu’on se prive de certaines choses, non pas parce qu’elles sont bonnes pour nous et que on aime se faire mal, mais parce que parfois certaines choses nous détournent de la véritable unité dont nous avons besoin, faire unité, faire l’unité, l’unité en nous-mêmes, l’unité de nous-mêmes, l’unité avec Dieu évidemment, et puis aussi un peu l’unité avec les autres, ça vaut le coup et tout est lié. Les 3 unités, les 3 types d’unités sont liés. Et après, vous pouvez déployer ça avec l’unitéavec la création, l’unité avec vos voisins, l’unité dans votre travail. Enfin bref, cette question de l’unité, elle revient tout le temps. Et Jésus nous montre à quel point lui-même, par sa relation à Dieu, il est unifié, vous voyez ? Et c’est pour ça qu’il arrive à résister aux tentations, c’est parce qu’il est un, parce qu’il est solide, solide, non pas parce qu’il il est invincible, qu’il serait très dur, mais parce qu’il est unifié. Et alors, en ce début de carême, eh bien, je vous invite à demander au Seigneur de pouvoir rentrer dans cette unité, de pouvoir être un comme lui-même est un, vous voyez ? Parce que parfois on se dit, mais Seigneur, on aimerait bien que tu nous refasses un déluge comme Noé, comme Noé. On aimerait bien que tu nous refasses un jardin comme Adam. On aimerait bien aussi que tu nous refasses traverser la mer Rouge comme tu l’as fait pour quand tu as fait sortir le peuple d’Égypte pour nous libérer de tous nos esclavages. Et on lui demande parfois avec insistance, Seigneur, refais des grands signes comme ça. Et le temps du Carême, ça va être le moment, je crois, j’espère, de redécouvrir qu’en fait le Seigneur a fait déjà tout ça, parce que le jardin, il l’a refait le jour où il a planté l’arbre de la croix dans notre vie, il n’y aura pas d’autre nouvel arbre que celui de la croix que le Seigneur a planté. Il n’y aura pas d’autre déluge que celui du baptême que vous avez reçu. Et il n’y aura pas d’autre sortie d’Égypte que la sortie du tombeau que le Christ va nous faire vivre le soir de Pâques. Tout cela est déjà arrivé. Tout cela s’actualise, arrive chaque année lorsque nous plongeons dans le mystère de Pâques.
Alors en ce dimanche, nous pouvons demander au Seigneur de justement être celui qui nous donne la possibilité de vivre tout cela pleinement. Que nous puissions préparer nos cœurs, nos vies, nous alléger, nous libérer de toutes les choses qui nous empêcheront de voir ce grand mystère, de plonger dans ce grand mystère. Que nous puissions demander à ce que le Seigneur renouvelle en nous, convertisse, nous change, pour nous permettre d’entrer dans la connaissance, dans la connaissance de lui, dans sa connaissance, et que avec tout ça, avec les autres, dans une union renouvelée avec Dieu, dans une grande alliance refaite, nous puissions avancer avec joie vers la fête de Pâques qui approche déjà.
Amen.
Texte homélie Père C. Danset dimanche 28 sept à SPSP
Homélie P. M. Scheuer SPSP 1210
Homélie prononcé par le P. V. Lascève le 1910 à SPSP
Homélie 2610 SPSP P. Charles Marie
Homélie 0211 P. Christophe Danset
Homélie 0911 CMR SPSP 11h
Homélie P CDanset 1611 SPSP 11 h
Homélie P. V. Lascève,sj, 2311 SPSP
Homélie P C Danset 3011 SPSP
Homélie P Vincent Lascève, sj, SVP 0712 à 10 h 30
Homelie CM Rigail 14 decembre
Homélie C Danset 2112
Homélie CDanset 040125 SPSP
Homélie CMR 1101 SPSP
Homélie CDanset 1801 SPSP
Homélie C Danset SPSP 2501
Homélie Père V. Lascève SVP 0102
Homélie CD 0802 SPSP
Homélie VL Cendres 1802 SPSP
Homélie CMR 2202 SPSP